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Le
peuplement des antilles sest fait par vagues migratoires provenant
de différents points du continent américain. Dans
les Grandes Antilles étaient installés les Taïnos,
appelés encore Arawaks, et qui venaient de Guyane et du Venezuela.
Organisés en gros village, ils pratiquaient une agriculture
sédentaire (patate douce, piment, haricot, manioc, maïs).
Les
Arawaks ont été également les premiers habitants
des Petites Antilles, avant dêtre refoulés par
les Karibs ou Caraïbes, vers 600. Ils simplantent alors
à St Domingue. À bord de canots très maniables,
les piraguas, les Caraïbes voyageaient entre la Dominique et
St Vincent. Organisant des razzias jusque dans les Grandes Antilles,
ils semaient la terreur sur les rivages cubains, portoricains et
jamaïcains. Les
Caraïbes étaient gouvernés par des rois et ne
produisaient quune céramique utilitaire, sans aucune
décoration.
Les
chroniqueurs disaient deux quils étaient brutaux
et cannibales. En fait ils ne reconnaissaient comme pouvoir supérieur
que lordre guerrier, cest à dire le triomphe
sur ladversaire, et ils les mangeaient pour absorber leur
pouvoir. Les Caraïbes nont jamais accepté la domination
des Européens, encore moins la conversion à leur religion.
Les 150 000 à
300 000 Amérindiens qui vivaient dans les Petites Antilles
à larrivée de Christophe Colomb avaient disparu
en un siècle et demi.
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Stèle
Arawaks à St Vincent
À partir du II e apr J.-C : Migration
des Arawaks puis des Caraïbes, dAmerique du Sud
vers les petites Antilles.
295 : une
irruption volcanique chasse les Arawaks de la Martinique.
400 : nouvelle
vague de migration vers la Martinique.
1605 : Les
Caraïbes repoussent le colons Anglais qui tentent de
simplanter à Sainte Lucie.
1636 : massacre
des Caraïbes à la Guadeloupe
1657 : massacre
des Caraïbes à la Martinique
1660 : Français,
Anglais et Caraïbes signent un traité de paix,
en Guadeloupe, octroyant Saint Vincent et la Dominique aux
Caraïbes.
Bibliographie
:
- Antilles Collection Passion
dailleurs chez Larousse
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Christophe
Colomb, un monde nouveau
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Christophe
Colomb mandaté en 1492, par Isabelle et Ferdinand de Castille,
part à la recherche dune nouvelle route des Indes.
En abordant dans ces rivages, il note sur son journal de bord :
" Je nai jamais vu de pays plus beau. Des feuilles
de palmier si grandes quelles servent de toit aux maisons,
une eau limpide et toujours la même symphonie étourdissante
du chant des oiseaux. "
Nommé
amiral de lOcéan et vice-roi des terres à découvrir,
Colomb prend la mer le 3 août avec trois équipages.
Les caravelles la Nina, la Pinta et la Santa Maria partant de Palos
en Andalousie, toutes voiles dehors arrivent 69 jours plus tard,
sur les rivages de San Salvador, aux Bahamas. Une révolution
planétaire débutait. Elle avait des allures de paradis
terrestre, portait des promesses de richesses infinies ; elle
allait cependant provoquer beaucoup de malheurs.
Dès
son deuxième voyage en 1493-1494 il établit un système
de colonisation, qui sera fatal aux Amérindiens. Obligés
de travailler à un rythme auquel ils ne sont pas habitués,
soumis à un choc microbien et réduit en esclavage,
ils meurent massivement au point quen 1501, les rois autorisent
limportation de captifs africains. Curieux et impénitent
chercheur de trésor, Christophe Colomb ne va pas demeurer
en un endroit ; il va au contraire voguer sur la mer des Antilles
à la recherche de lInde quil na jamais
découverte ! Il arrive ainsi dans les petites Antilles,
que les Arawaks lui ont indiquées dès son premier
voyage, mais il continue son périple infatigable dans la
poursuite de son rêve jusquà sa quatrième
expédition.
Après
le naufrage de sa flotte au large de la Jamaïque, il revient
en Espagne pour y mourir. Louverture des voies maritimes entre
lEurope et les Antilles a favorisé les échanges.
Les terres américaines ont donné à lEurope
le maïs, la pomme de terre, la patade douce, ligname,
le coton, le tabac.
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Les
voyages de Colomb.
1492 : premier
voyage. Arrivée aux Bahamas, à Cuba et Hispaniola.
1493 - 1494 :
deuxième voyage. Arrivée à la Dominique,
Marie Galante, la Guadeloupe, Saint Barthélémy,
Monserrat, Porto Rico, la Jamaïque.
1498 troisième
voyage. Arrivée à Trinidad, Tobago, la Grenade,
Saint Vincent
1502 : quatrième
voyage. Arrivée à la Martinique, Sainte Lucie.

Bibliographie
:
- Le journal de bord de Christophe Colomb.
- La destruction des Indes de Bartolomé de Las Casas
(1552) ed Chandeigne
- Eric Williams L'histoire des Caraïbes 1492-1969 ed
présence Africaine 1975
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LEspagne
entre 1492 et le milieu du XVI e siècle. Prend possession
des Antilles et pénètre le continent Américain,
c est dans ce dernier où elle trouvera en quantité
des métaux précieux (or, argent).
Aucune conquête
nétant philantropique cest la soif de lor
qui détermina limplantation des colonies espagnoles.
Ignorant les petites Antilles, ils sinstallèrent dans
les Grandes Iles où le métal jaune existait mais sans
abondance. Cette avidité leur joua un mauvais tour car dès
le XVI e siècle, Anglais, Français et autres Hollandais
simplantèrent dans ces petites iles pour mieux intercepter
les Galions chargés dor, de retour du continent Américain
vers lEspagne.
Ainsi naquirent
quelques belles figures de flibustiers dont les flottes embusquées
dans le dédale des îles couraient " sus à
lEspagnol " à chaque occasion propice. Ils
étaient " corsaires " et battaient pavillon
national, sils avaient une " lettre de course "
de leur roi. Pour les autres, les " pirates ",
ils navaient aucun statut sauf celui de se faire pendre si
ils étaient pris. Ce risque exaltait leur légendaire
férocité " sans foi, ni loi "
comme en témoignait leur emblème à tête
de mort. Au hasard des alliances et des guerres sévissant
en Europe, les flottes royales Française ou Anglaise venaient
participer au pillage. La flibuste séteignit delle-même
avec le tarissement des trésors de la première conquête.
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Bibliographie
:
- Les flibustiers du nouveau monde A.O oexmelin ed Phébus
- Pirates et flibustiers des Caraïbes ed Centre culturel
de l'Abbaye de Daoulas & Musée national de la Marine
- La cuisine des flibustiers par Mélani Le Bris ed
Phébus
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| La
colonisation et lesclavage |
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Cette période
est liée à la mise en valeur de ces petites îles
par les cultures, notamment celle de la canne à sucre. Ce
trafic, initié dès le XV ème siècle
par les Portugais , offrait à moindre prix de la main duvre
servile au mépris de toutes les règles déquité
et dhumanité ; ceci sous le regard bienveillant
de lEglise et des autorités de lépoque.
On estime à 50 millions le nombre dafricains déportés
dans le nouveau monde (aux Amérique et aux Antilles), beaucoup
sont morts pendant le voyage où à la tâche.
Ce transfert massif, par navires négriers, de la population
africaine (surnommée, comme une vulgaire cargaison " bois
débène ") conditionna, par la suite,
lorigine ethnique de la quasi totalité du peuple antillais.
Toutes les
nations Européennes ont participé à la traite
à différentes echelles et à différentes
époques. À partir de 1750 se met en place un trafic
triangulaire : lEurope charge des bateaux à destination
de lAfrique (objets agricoles ou artisanaux). LAfrique
échange ces marchandises contre des hommes, des femmes et
des enfants, qui repartent pour le " passage du milieu ",
cest à dire la traversée de lAtlantique.
Les Antilles achètent ensuite les captifs en les payant en
quintaux de sucre, qui approvisionnent les marchés européens
.
La possession
des îles les plus fertiles, mais aussi la suprématie
sur les mers entraînèrent une lutte sans merci, notamment
entre Anglais et Français, durant près de deux siècles.
Cette rivalité provoqua une alternance incroyable dans la
possession de certaines îles même les plus petites.
Ainsi Ste Lucie changea 14 fois de mains avant de rester anglaise
tout en conservant ses noms de lieux et son patois français.
Il fallut
aussi vaincre le peuple Caraïbe, et même quelque fois
traiter avec ces farouches Amérindiens. Mais force resta
aux canons : les Indiens de St Vincent et de la Dominique senfuirent
dans les frondaisons inextricables de lintérieur. La
seule survivance de ce peuple aujourdhui : une réserve
de quelques centaines dindividus subsistent sur la côte
au vent de la Dominique.
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1495 :
vente des premiers esclaves africains sur les bords du Guadalquivir.
1642 : Louis XIII
autorise la traite de lesclavage.
1685 : promulgation
du code noir dans les Antilles françaises .
1793 : abolition
de lesclavage à St Domingue.

Bibliographie
:
-
Eric Williams L'histoire des Caraïbes 1492-1969 ed
présence Africaine
- Guide des Antilles de Jacques Patuelli Edition Atoll
- Esclaves et Négriers Jean Meyer ed Gallimard
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| La
fin de lesclavage et des colonies |
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Si la paix
régnait enfin sur les petites Antilles, restait le problème
de lesclavage. En fait la prospérité de ces
îles était factices car elle reposait sur lasservissement
dune partie de la population de souche africaine.
De nombreuses
révoltes desclaves éclatèrent dès
le XVIII ème siècle, mais elles furent réprimées
avec violence. Toutefois lEurope des lumières avait
éveillé quelques esprits à des principes plus
humanitaires et égalitaires. Principes que la révolution
française mit en application en 1794. Mais Napoléon
Bonaparte, peut-être influencé par sa femme Joséphine,
noble créole de la Martinique, le rétablit en 1802.
En résultat une révolte à St Domingue, où
sous limpulsion de Toussain Louverture, ancien cocher noir,
devenu Général, esclaves noirs, affranchis et métis
sunirent pour chasser les soldats et les colons français.
Sous le nom dHaïti une partie de lîle devint
en 1804 la première république noire et libre. Malgré
ce courageux exemple, lasservissement continua dans les autres
îles.
Il fallut
attendre 1848 sur linstigation de Victor Schoelcher pour voir
labolition de lesclavage. Malgré labolition,
la plupart des anciens esclaves ne bénéficiaient que
dun sous-statut social au sein de ces colonies européennes
dAmérique.
Le système
colonial dura jusquaprès la deuxième guerre
mondiale. Les îles françaises devinrent alors département
dOutre-Mer, les petits territoires hollandais furent regroupés
au sein dune fédération autonome et les Danois
cédèrent leurs îles des Vierges aux Américains.
Quant aux Britaniques, las de maintenir le fragile équilibre
économique de ces " poussières dempire ",
ils liquidèrent la plupart de leurs îles antillaises
dans les années
60 à
80. Aux Antilles, les cultures qui recoupent le partage colonial
et les structures ethniques, se sont nettement enrichies au contact
les unes des autres, présentant des phénomènes
de syncrétisme étonnant. Si lancien système
économique et social de la plantation esclavagiste a disparu,
il a laissé de nombreuses traces, notamment dans les structures
foncières.
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1794 :
la convention abolit lesclavage dans les colonies
françaises
1797-1802 : gouvernement
de Toussaint Louverture à Saint Domingue
1802 : Napoléon
Bonaparte : rétablit lesclavage
1803 : soulèvement de Saint Domingue et capitulation
des Français.
1804 : indépendance
de Saint Domingue qui devient Haïti
1807 : Wilberforce
fait voter linterdiction de la traite sur les navires
anglais.
1814 : traité
de Paris, la France sengage à abolir la traite
à partir du premier juin 1819
1831 : Louis Philippe édicte une nouvelle loi
sur labolition de la traite.
1833 : abolition
de lesclavage dans les colonies françaises.
1848 : 4 février,
révolution à Paris et installation du gouvernement
provisoire de la République. 27 avril, decret de
labolition de lesclavage. 23 mai, proclamation
de labolition de lesclavage en Martinique. 27
mai, proclamation à la Guadeloupe. 1à août
proclamation à la Guyanne.
1914 -1918 : les
Antilles participent à la première guerre
mondiale
Bibliographie
:
- Eric Williams L'histoire des Caraïbes 1492-1969 ed
présence Africaine 1975
- Antilles Collection Passion dailleurs chez Larousse
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Dans la
Caraïbe, la musique fait partie de la vie quotidienne. Aucune
manifestation familiale ou publique nest célébrée
dans le silence : la musique et la danse sont toujours au rendez
vous.
Souvenirs
dAfrique : plusieurs communautés africaines, chacune
avec ses rythmes et ses danses, ont été rassemblées
sur les plantations. Au fil du temps, la fusion de ces styles a
donné le gros-ka en Guadeloupe et le bel-air en Martinique.
Chacun célèbre un événement mariage,
deuil, période de récolte de la canne. On retrouve
cette culture dans lensemble des îles caraïbes
sous différents noms : Tuk Band à la Barbade,
le Ping Jing à la Dominique. Cependant ces musiques et ces
danses profondément liées au mode de vie rural, connaissent
une lente mutation, si bien que, dans certaines îles, elles
sont devenues de lointains souvenirs. On trouve aussi, au sein de
la caraibe, une autre forme de musique traditionnelle, qui sinspire
des influences européennnes des XVIIIe et XIXe siècles.
Les mélodies européennes et les instruments comme
lacordéon, le violon, le banjo ou la mandoline se mêlent
au rythme africains. Ce métissage est commun à toutes
les îles, même si certains styles prédominent :
le quadrille à la Dominique, la biguine et les mazurkas,
à la Martinique. Les textes restent souvent anonymes comme
la fameuse biguine "ba moin an ti bo" donne-moi un baiser,
qui relate malgré un refrain enjoué, les difficultés
de la vie quotidienne dun travailleur. Pendant notre croisière
vers les Grenadines nous aurons peut être la chance dassister
à des " swaré bélé "
au cours desquelles se réunissent danseurs et musiciens.
Ces soirées sont loccasion de raviver les traditions
et de resserrer les liens communautaires.
Les Musiques
actuelles :
Le Zouk, âme des Antilles Françaises. Sa musique
réunit la richesse des caraïbes sur des influences jazz,
de rock et de funck. Aujourdhui le Zouk désigne à
la fois une danse et les soirées . La calypso, la socca et
les iles Anglaises : la calypso reste souvent associée à
lile de Trinidad, de même que les Steel Band que nous
irons écouter à Union.
Quelques
courants musicaux Caribéens :
Cuba la Jamaïque et Haïti rayonnent musicalement sur lensemble
de la Caraïbe. Le compas haïtien, inspiré du mérens
de lîle Saint Domingue, est une musique qui va révolutionner
lunivers musical des Antilles Françaises, allant jusquà
détrôner les traditionnelles biguines et mazurkas.
Le reggae de la Jamaïque et sa rythmique, comparable à
un battement de cur, ainsi que le raggamuffin, sa version
moderne, restent parmi les musiques les plus écoutées
dans lensemble de la Caraïbe. La salsa latine ravit les
Antillais depuis son apparition dans les années 70.
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Steel
Band à l'escale d'Union
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| Carnaval
et liesse populaire. |
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| Le
carnaval est la manifestation la plus populaire de toute la Caraïbe
et de lAmérique du Sud. Il se déroule du dernier
dimanche de lÉpiphanie au mercredi des Cendres. Une immense
allégresse règne sur les défilés et les
fêtes. La foule bouge au rythme des morceaux. Les festivités
sont présidées par une reine qui est choisie pour sa
beauté. Le jour du mardi gras, la liesse est à son comble.
Les rues sont envahies par des diables et diablesses rouges, rejoints
par la population également en rouge écarlate. Le lendemain
le mercredi des Cendres, sonne le glas de la fête. Vêtu
de noir et de blanc, la foule porte la fête à son paroxisme.
Jusquau crépuscule. À la fin de la journée
leffigie du roi du carnaval, Vaval, est brulée puis jetée
à la mer. La foule lui dit adieu en criant : " Vaval
mouri ! Vaval mouri ! Vaval pa quité nou ! "
Vaval est mort ! Vaval est mort, Vaval ne nous quitte pas. Un
sentiment de tristesse envahit la foule. Nous entrons dans le carême. |
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| Foi,
magie et rites religieux |
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Le christianisme,
mêlé de rites africains et de quelques croyances venus
des campagnes dEurope, a donné aux Petites Antilles
une vie religieuse forte et originale. Dans la société
coloniale, les propriétaires donnaient volontiers aux prêtre
un rôle dauxiliaire du maintient de lodre. Aujourdhui,
la fréquentation des églises et le respect du calendrier
des fêtes religieuses sont nettement plus forts aux Antilles
quen Europe.
Lh'éritage
africain : le surnaturel est quotidiennement présent aux
Antilles. La foi catholique ou protestante est mélangée
à des pratiques relevant de la magie et ces croyances sont
partagées par une grande partie de la population. Si lexpression
" si Dieu veut " ponctue le moindre projet on
ira voir un " séancier " pour se libérer
dun mauvais sort jeté par un voisin ou un proche.
Les églises
représentées jouissent de différents niveaux
de poularité. Ainsi les advantistes du 7e jour
comptent de nombreux fidèles, malgré certaines règles
strictes comme linterdiction daller danser. Les témoins
de Jéhovah, les Pentecôtistes, les Méthodistes
et les Baptistes sont présents dans les îles où
se mêlent lhéritage colonial britannique et linfluence
américaine.
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Mijotées
pendant des siècles, les influences des hindous, des colons
européens et des africains font de la cuisine créole un puzzle,
un camaïeu, un métissage culinaire.
Au cours
de votre croisière nous vous ferons découvrir les
saveurs des Antilles :
Bananes :Plusieurs sortes, à consommer en fruits (fressinette,
figue
Carambole :Fruit jaune orangé, côtelé, à
consommer en jus ou nature.
Cassave (manioc) : Aliment de base des Caraïbes.
Cive :Oignon-pays.
Fruit à pain : Fruit de l'arbre à pain.
Giraumon : Potiron antillais utilisé en soupe, purée
ou accompagnement.
Gombo : Long légume vert et pointu.
Igname :Tubercule (légume) ; on en dénombre environ
80 sortes : c'est un des légumes de base de l'alimentation
antillaise.
Maracudja Fruit de la passion.
Papaye : Gros fruit dont la chair orangée est garnie de pépins.
Patate douce : Tubercule (légume) légèrement
sucré.
Cannelle : Dans le punch, la confiture, le vin chaud, le riz au
lait, la crème anglaise, les gâteaux.
Colombo : Mélange d'épices qui agrémentent
viandes et volailles.
Coriandre : Avec les brochettes de poisson, dans le couscous.
Cumin : Sur les pizzas, grillades, dans les sauces.
Curry : Avec le poulet, la dinde, le riz.
Fenouil : Avec le blaff, les grillades.
Fenugrec : Dans les courts-bouillons de poisson, la soupe de poisson,
avec le poulet, les légumes
Paprika : Coulis, sauces, ratatouille.
Piment oiseau : Macéré dans l'huile sur la pizza,
les grillades, les sauces.
Safran : Dans la soupe de poisson, la paella, le riz (en fin de
cuisson).
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Une multitude
doiseaux.
La
flore exubérente fait le bonheur des nombreuses espèces
doiseaux et papillons qui vivent dans les îles. Tourterelles
Rouges-gorges et sucriers " fal jaune " sont
très présents dans les jardins et sont un élément
fondamental de lambiance sonore des îles. En forêt
on entend le sifflement monocorde du siffleur des montagnes qui
ne se laisse pas facilement observer. Les aigrettes, ou " pique
buf " ont élu domicile dans la mangrove,
où des colonies entières nichent dans les palétuviers
pour la nuit, emplissant ces lieux dordinaire très
calmes, de leurs cris perçant. Leur cousin, le cayali, de
la famille des hérons, en voie de disparition, est aperçu
de temps à autre le long des rivières.
Les oiseaux
marins
Avec
sa très large envergure, limmense frégate est
la reine des bord de mer. Elle ne plonge pas après ses proies
comme les autre oiseauc, mais attrape au vol les poissons imprudents
qui restent à la surface. Les Fous, les bien nommés
Paille en queue, les Muffins se rencontrent abondement en mer, où
ils servent d éclaireurs aux pêcheurs. Le
pélican oiseau dont est tiré le lieu dit fréquent
dans les Antilles " grand gousier ", sa grande
envergure et sa technique de pêche en plongeon se rencontrent
fréquemment.
Les Papillons.
Cest à loccasion de promenades dans la forêt
que lon rencontre le plus de papillons : papillons multicolores
attirés par de nombreuses fleurs. Les ailes dun rouge
éclatant, jaune tendre ou bleues, virevoltent dune
fleur à lautre, à la recherche du nectar le
plus sucré. On
peut en observer surtout pendant la saison sèche (février
mars). À cette période commencent à arriver,
dAmérique du Nord, le splendide monarque, en quête
de cieux plus cléments. Le monarque est sans doute le papillon
qui migre le plus loin en se déplaçant de plusieurs
miliers de kilomètres chaque année. Chose curieuse
il respecte toujours les mêmes étapes, en se posant
sur les mêmes arbres
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le papillon
Monarque
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Tortue Marine
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